Bonjour,
Tous les pays sont différents. Chacun a sa culture et ses mœurs et il faut un peu de temps pour s'adapter... Mais, très sincèrement, je crois que je vais avoir beaucoup de mal à m'adapter au Pérou... Ou plutôt à m'adapter aux Péruviens. La première chose qui m'excède énormément est de me faire klaxonner à longueur de journée...J'envisage sérieusement de m'acheter un klaxon de poids lourd ou une sirène de bateau histoire de pouvoir leur répondre.
La seconde habitude infecte des Péruviens est de siffler les étrangers. Les mauvais supporters sifflent les joueurs. Les mauvais garçons sifflent les filles. Les mauvais Péruviens sifflent les étrangers ou les interpellent en faisant un bruit similaire à celui que l'on fait pour appeler un cheval. Si vous ne vous retournez pas, ils continuent leurs bruitages jusqu'à ce que vous soyez trop loin pour les entendre. Si vous vous retournez, ils vous montrent du doigt en s'esclaffant, ce qui me met hors de moi.
La troisième chose qui m'horripile chez les Péruviens et celle-là est pire que les deux précédentes, c'est le fait de me faire appeler «gringo» à longueur de journée. Dans tous les pays d'Amérique du Sud que j'ai traversés jusqu'à présent, les gens m'interpelaient en me disant «amigo», ce qui est, je trouve, sympathique. ... Lorsqu'ils me voient passer sur la route (c'est comme ça pour moi, mais j'ai discuté avec d'autres cyclistes et c'est pareil pour tout le monde) ils me regardent d'aussi loin qu'ils le peuvent, me montrant du doigt et riant aux éclats puis, lorsque je passe à leur hauteur ils se contentent de dire «Gringo!», un peu comme si, lorsque vous voyiez passer un Anglais vous lui disiez «Roast-beef»!...
Les montagnes péruviennes sont belles, les routes péruviennes sont potables, l'eau péruvienne est buvable, les véhicules péruviens doublent bien... Mais les Péruviens me sont extrêmement antipathiques et si, lorsque je serai de retour en France je croise un Péruvien, il faudra que je prenne sur moi pour ne pas lui crier à la figure «Gringo!».
Benoît